bannière la peur

La peur : cette émotion qui nous empêche d’avancer

Mais combien de nos peurs se réalisent vraiment ?

Qu’est-ce que la peur ?

La peur est un mécanisme ancestral qui a permis la survie de notre espèce. Notre cerveau humain a été conçu pour repérer rapidement les menaces afin d’assurer notre survie.

Dès que vous ressentez de la peur, l’amygdale de votre cerveau se met en marche. Elle alerte alors le système nerveux sympathique, qui déclenche une réaction de peur dans votre corps. Les glandes surrénales libèrent ensuite des hormones du stress, notamment l’adrénaline et le cortisol. Votre organisme se prépare ainsi à réagir : la tension artérielle augmente, les pupilles se dilatent, le rythme cardiaque s’accélère, la respiration devient plus rapide et la transpiration apparaît.

Une fois la menace identifiée, le cerveau choisit la meilleure attitude à adopter afin d’éviter un prédateur ou un danger immédiat.

reponse cerveau peur

La peur , comme méthode de survie, nous avons donc compris l’idée. Mais dans nos sociétés modernes dans lesquelles nous n’avons plus de prédateur et presque plus de menace imminente, pourquoi continuons-nous à avoir si peur ?

La peur, l’inquiétude, l’anxiété : un mal moderne ?

Nous avons tous déjà vécu ce moment : Un message sans réponse , un rendez-vous important, une douleur inhabituelle, une discussion à venir….. Et immédiatement, notre cerveau se met à imaginer le pire. Comme si chaque situation pouvait devenir une catastrophe.

Pourtant, plusieurs études sur l’anxiété montrent qu’une grande majorité de nos inquiétudes ne se réalisent jamais. Certaines estimations évoquent même qu’environ 8 % seulement de nos peurs seraient réellement fondées.

Les spécialistes appellent cela des «alertes inadaptées» à l’époque dans laquelle nous vivons

Comme notre cerveau est programmé pour détecter les dangers, même si les dangers ont changé, notre cerveau fonctionne, lui, toujours de la même manière.

Il interprète :

  • une incertitude,
  • un silence,
  • un changement,
  • une erreur possible,

comme une menace potentielle.

Résultat : il invente des scénarios catastrophes pour tenter de nous préparer.

Le problème, c’est que notre mental ne fait pas toujours la différence entre :

  • un danger réel,
  • et une peur imaginée.

Et c’est là le problème. Il semble que nous anticipions trop….

Les peurs anticipées : quand notre esprit vit dans le futur

La plupart de nos angoisses concernent des événements qui ne se sont pas encore produits.

Nous anticipons :

  • l’échec,
  • le rejet,
  • la maladie,
  • le conflit,
  • le jugement,
  • la perte de contrôle.

Et plus nous alimentons ces pensées, plus notre corps réagit comme si le danger était déjà présent.

Et de nouveau, nous avons :

  • Le cœur qui s’accélère
  • Des tensions qui apparaissent
  • Le stress qui monte
  • Le sommeil qui devient plus difficile

Autrement dit : notre organisme souffre parfois d’événements… qui n’existent que dans notre imagination. Et cela a des conséquences sur notre bien-être.

Le coût émotionnel des inquiétudes inutiles

Vivre dans l’anticipation permanente épuise mentalement et physiquement.

À force d’imaginer le pire :

  • nous perdons de l’énergie,
  • nous diminuons notre confiance en nous,
  • nous évitons certaines situations,
  • nous restons bloqués dans l’inaction.

La peur finit alors par prendre plus de place que la réalité elle-même.

Et paradoxalement, ce ne sont pas toujours les événements qui nous font le plus souffrir…
mais l’attente, les scénarios et les pensées répétitives autour de ces événements.

Alors comment éviter ces inquiétudes inutiles ?

=> Revenir au présent : une clé essentielle

La peur vit souvent dans le futur.

Le présent, lui, est généralement beaucoup plus calme que ce que notre esprit imagine.

Quand l’anxiété monte, il peut être utile de se poser simplement ces questions :

  • Que se passe-t-il réellement maintenant ?
  • Ai-je une preuve concrète de ce que je redoute ?
  • Suis-je face à un danger réel… ou à une projection ?
  • Que dirais-je à un proche dans cette situation ?

Ces questions permettent de remettre de la distance entre nous et nos pensées.

Et si cela ne suffit pas, je vous donne un petit outil simple pour calmer les peurs anticipées :

Prenez une feuille et créez deux colonnes (liste non exhaustive):

Ce que j’imagineCe qui est réel aujourd’hui
“Je vais échouer”“Je n’ai encore rien essayé”
“Tout va mal se passer”“Je ne peux pas prévoir l’avenir”
“Je ne vais pas y arriver”“J’ai déjà surmonté des difficultés”

Cet exercice aide le cerveau à revenir aux faits plutôt qu’aux suppositions et de ne plus croire toutes nos pensées. Malin, non ?

Avoir peur est humain.
Mais croire systématiquement tous les scénarios de notre mental peut devenir épuisant.

La prochaine fois que votre cerveau imaginera le pire, rappelez-vous ceci : la majorité de nos peurs ne deviennent jamais réalité. Seulement 8% d’entre elles se réalisent.  50% de celles qui se réaliseront, auront des conséquences bien plus minimes que ce que nous pensons.

N’ayons plus peur ! Nous sommes bien plus capables de faire face que ce que nous pensons.

2 réflexions sur “La peur : cette émotion qui nous empêche d’avancer”

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *